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NO COMMENT DE LA SEMAINE
"
Manuel, ne reste pas à te morfondre dans un parti qui n'est pas pour toi, nous sommes prêts à t'accueillir."
Dominique PAILLE, Porte-parole de l'UMP, le 03 janvier 2011.
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Point d'actu avec Christine Poupin (04/01/2011)
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RETRAITES: POUR GAGNER, REPRENONS IMMEDIATEMENT LE CONTROLE DE L'INFORMATION!

AGENDA EXPRESS
Samedi 08 janvier 2011
20h00 -Antigone - Grenoble
Les Monologues de la Teuch

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ACTUALITES DE LA SEMAINE
Chiffre de la semaine :
30 millions d'euros
C’est la somme qu'aurait détourné feu le président gabonais Omar Bongo de la banque des Etats d'Afrique centrale, selon une note diplomatique américaine détaillée dévoilée par Wikileaks. "Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy". Cette information, publiée par le quotidien espagnol El Païs, a curieusement été négligée par Le Monde qui dispose pourtant des mêmes sources. L'UMP l'a jugée "totalement fantaisiste"...
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International

Emeutes en Tunisie : « La police a pris d'assaut la faculté »

Social

Hausse des cotisations de 10% en 2011 : où vont les mutuelles ?

Répression


Cesare Battisti : enfin une bonne nouvelle

International

La Hongrie, en pleine dérive autoritaire, à la tête de l'Europe

Médias

La presse radicale à l’ère d’internet : une petite histoire de la presse radicale et révolutionnaire

International

Italie. La jeunesse et les salariés dans la rue !

Société

Rapport Hubert sur la médecine : attention danger !

Répression

Contre Loppsi 2 révoltons-nous !

Politique

Parti socialiste : obsession présidentielle

International

La Côte d’Ivoire de nouveau dans la tourmente

Politique


Voyage de Sarkozy en Inde La vente de réacteurs nucléaires EPR fait PERDRE de l’argent à la France...

Immigration / Racisme

Pas de trêve hivernale pour les Rroms

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Les luttes en direct : http://www.7septembre2010.fr/

DOSSIER VOIRON ANTICAPITALISTE "C'EST POSSIBLE" Accès direct
A LA UNE !

Algérie : déclaration du Parti socialiste des travailleurs (PST)

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Tipaza, Alger , Oran, Djelfa, Batna, Béjaïa, Chlef, Bordj… les émeutes qui s’étendent à travers le pays soulignent l’échec de la politique suivie depuis plusieurs décennies et confirment que le choix du libéralisme contredit la prise en charge des besoins élémentaires des masses populaires.

Partout, les jeunes ont dit leur colère face à l’envolée des prix des produits de base, ils ont dit leur détresse devant l’absence d’un logement, ils ont dit leur désespoir devant la rareté des emplois, ils ont dit leur malheur dans une vie sans loisirs, dans un pays prison que l’Europe leur interdit de quitter, dans une société bloquée, en crise. Jeunesse si pauvre dans un pays si riche, ils ont aussi crié leur haine des nouvelles classes possédantes, leur refus de la corruption, leur rejet de l’humiliation et leur détermination contre la répression.

La tradition émeutière n’est pas nouvelle. Baraki et Diar Echems résonnent encore des batailles pour le relogement. Depuis plusieurs mois le mécontentement bouillonne. Dans les bagarres pour l’introuvable sachet de lait, dans la recherche d’une boulangerie ouverte, on disait sa rage devant ces milliards volés, devant ces cadeaux princiers faits aux émirs du golfe, aux roitelets algériens ou aux seigneurs d’Europe, tous, dispensés d’impôt.

A l’origine de l’explosion, l’augmentation du sucre, de l’huile et des produits d’épicerie. Le spectacle de la révolte légitime des jeunes de Tunisie a, bien sûr, inspiré Bab el Oued et Oran. La distribution des logements sociaux a ravivé la haine de la corruption. On nous demande d’attendre mais on voit les fortunes monter sans attendre.

Les augmentations de salaires obtenues dans le secteur public, après des années de luttes, de grèves, de répression, sont dérisoires pour les petites catégories, c'est-à-dire pour la majorité. Et ces augmentations qui ne sont pas encore appliquées partout sont déjà mangées par la hausse des prix. Les travailleurs du privé, ont rarement été augmentés.

Toutes nos conventions collectives doivent inscrire l’échelle mobile des salaires : quand les prix augmentent le salaire doit augmenter autant !

La valeur du dinar a été divisée par 20 depuis 1994, pour offrir des ouvriers algériens presque gratuits aux investisseurs. On chante la nouvelle religion de la liberté du marché mais, sur ordre du FMI, on a administrativement baissé le dinar pendant qu’on libère les prix ! Retour aux prix imposés par l’État, pour tous les produits de base.

Les revenus du pétrole sont dépensés dans des projets géants mais nos vieux ont été compressés et nos jeunes n’ont pas de travail. Les hommes d’affaires des grandes puissances aiment l’Algérie des grands contrats et nos jeunes la fuient sur des bateaux de fortune. Le tournant patriotique annoncé est contredit sur le terrain par des cadeaux aux émiratis et les promesses aux Européens. Il faut réorienter notre politique !

Nos investissements doivent viser le développement pour la satisfaction des besoins du peuple : logement, emploi, santé, transport, formation.

On reproche à nos jeunes leur violence désespérée. Mais le pouvoir laisse-t-il un autre moyen de se faire entendre quand l’association des tailleurs de pierre est privée d’agrément, quand un séminaire contre la violence faite aux femmes n’est pas permis, quand les marches, les grèves subissent la matraque et les poursuites judiciaires.

Pour les libertés d’expression, d’organisation, de manifestation et de grève !

Alger, le 06 janvier 2011

PST, 27 Boulevard Zirout Youcef, Alger. Tel/fax ++213 (0) 21 71 47 72 Email Web : www.pst-dz.org

Dépendance et Sécu : enjeux fondamentaux !

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La prise en charge de la dépendance sera le grand chantier de 2011. Elle sera promulguée dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, à l’automne prochain.Après les retraites, la dépendance sera le grand chantier du gouvernement. Après six mois de « concertation », une cinquième branche1 de la Sécurité sociale, le cinquième risque, sera créée.
La mission d’information sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes de l’Assemblée nationale (rapport Rosso-Débord) a présenté les enjeux et les solutions qui peuvent être envisagées. Les orientations tracées par Sarkoy en 2007 sont entérinées : « la dépendance est le plus souvent un risque assurable qui peut être couvert en partie par des produits financiers innovants », « la famille n’est pas simplement un lieu pour obtenir des droits, c’est également un lieu où on exerce des devoirs. Et si la famille ne veut pas les exercer, la société devra pouvoir se rembourser sur un patrimoine ».
Le nouveau système se substituera progressivement au régime actuel, l’allocation de perte d’autonomie (APA), gérée par les départements. On passera d’un financement public par les conseils généraux à un système d’assurance privée obligatoire.
Le gouvernement ne parle que « des personnes âgées dépendantes ». Mais beaucoup de personnes handicapées, quel que soit leur âge, font parties des personnes dépendantes. Que restera-t-il alors de leurs droits aux prestations de compensation ? La « cinquième branche » n’est dans les propos de Sarkozy qu’un slogan, la Sécurité sociale financée par le salaire socialisé versé par les employeurs, ne gérera pas la dépendance. Le rapport Rosso-Débord préconise de « rendre obligatoire dès 50 ans la souscription d’une assurance des personnes contre la perte d’autonomie auprès de l’établissement labellisé de leur choix : mutuelle, société de prévoyance ou société d’assurance ».
11 millions de personnes auront plus de 75 ans en 2050. Cinq millions ont déjà souscrit une assurance dépendance. Le rapport cite les statistiques des assurances privées : 15 % de la génération atteignant 65 ans et 60 % de celle atteignant 90 ans deviendraient dépendants. Pour les compagnies privées, un vaste marché reste à conquérir !

La fonte programmée de la Sécu
Cette contre-réforme s’inscrit dans la continuité de toutes les mesures envers la Sécu : forfaits, franchises, dépassements d’honoraires, déremboursements : le taux moyen des remboursements par la branche maladie n’est plus que de 55 % pour les soins de ville et diminue aussi à l’hôpital en raison des forfaits et suppléments, au profit des mutuelles et assurances.
La stagnation du plafond des ressources ouvrant droit à des prestations d’allocations familiales écartent du bénéfice des prestations de nombreuses familles. La très faible revalorisation des prestations et allocations logement aggrave la précarité. La contre-réforme des retraites est une incitation à souscrire aux fonds de pensions.
Pour dénoncer cette politique, le NPA engage une campagne nationale. Il propose notamment la création d’un service public pour la dépendance, sans condition d’âge, dans le cadre de la Sécu, financé par la part patronale des cotisations. La santé doit être gratuite, accessible à tous, et la Sécu doit être gérée par les seuls représentants des assurés sociaux, élus et révocables.
L’enjeu est fondamental : c’est le maintien, la reconquête, l’extension de la Sécurité sociale. La mobilisation unitaire est indispensable. Le NPA prendra toutes les initiatives pour que s’engage une campagne unitaire dans la lignée de celle menée pour les retraites. Le NPA engagera aussi toutes ses forces pour aider au développement des mobilisations.
Stéphane Bernard

1. Les quatre branches actuelles sont : la maladie (maladie, maternité, invalidité, décès), les accidents de travail et maladies professionnelles, la vieillesse et le veuvage (retraite) et la famille (dont handicap, logements...).

L’a-vœux de Sarkozy. Et surtout une bonne santé pour la sécu !

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Les vœux de Sarkozy ressemblent plus à une insulte qu’au souhait d’une année heureuse pour la population. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour faire de 2011 une année de lutte contre toutes les mesures antisociales que prépare le gouvernement.

Sarkozy présente ses vœux pour 2011 en dévoué président des riches. Il commence, faussement compréhensif, par reconnaître que 2010 « fut rude pour beaucoup » d’entre nous. Mais il se défausse immédiatement sur la crise qui « n’a fait qu’exacerber le sentiment d’injustice ressenti par des salariés qui n’étaient en rien responsables de la crise »… Le sentiment seulement ? Dans la suite on apprend que « grâce au travail des Français, à leur courage, à leur capacité d’adaptation, à la force de notre économie, aux avantages de notre modèle social, la récession fut moins sévère et d’une durée plus courte ». Le bilan positif de son point de vue concerne l’autonomie des universités, les heures supplémentaires défiscalisées et surtout la contre-réforme des retraites grâce à laquelle le « système de retraite a été mis à l’abri de la faillite inéluctable qui le guettait ». De l’autosatisfaction on passe au mépris cynique quand il ignore les millions de manifestants et grévistes et résume l’épisode à « l’esprit de responsabilité des Français qui savaient bien que ce rendez-vous pour douloureux qu’il fut était inéluctable ». Et son « hommage à leur maturité et à leur intelligence collective » ressemble à un crachat !
Il serait trop long et surtout trop pénible de détailler l’intégralité du discours. Derrière les affirmations de « l’intérêt général », de « l’intérêt de la nation » et du « bien commun des Français » s’annonce toute la brutalité des attaques programmées pour 2011.
Au nom de la protection contre la dépendance, il prépare la destruction de la Sécurité sociale. Au nom de la protection contre les délocalisations, il annonce l’harmonisation fiscale qui se traduira par de nouveaux cadeaux aux patrons et aux plus riches. Au nom de la protection contre les violences, il poursuit sa politique sécuritaire et la destruction des libertés publiques.
Il ne parle que de protéger mais applique la loi de la jungle, la loi des plus forts et des plus riches dans tous les domaines.
Il veut suggérer qu’il a plus important à faire que préparer sa réélection en 2012, mais il tourne tout son discours en direction des franges les plus réactionnaires et se situe totalement en référence au discours du FN. C’est bien à Marine Le Pen qu’il répond en combattant la sortie de l’euro mais en reprenant ses accents sur la « préférence communautaire ». C’est bien sur ses terres qu’il chasse en maniant le populisme en matière de justice, en stigmatisant les immigrés, en pourfendant « l’égalitarisme »…
Sarkozy prétend nous protéger, mais qui nous protège de Sarkozy ? Sûrement pas le PS qui, par la voix de Moscovici, s’est contenté de critiquer la forme « peu convaincante » sans dénoncer le contenu. Le PS n’a vu que la préparation de 2012 dans l’intervention de Sarkozy, comme si le programme de destruction sociale annoncé pour 2011 ne valait pas la peine qu’on s’y arrête. Comme sur les retraites pour lesquelles il a voté l’allongement de la durée de cotisations, le PS ne présente pas une orientation fondamentalement différente.
Il y a deux bonnes raisons de refuser d’attendre 2012. D’abord, les attaques contre la protection sociale, l’emploi, les salaires, les services publics… ne vont pas s’arrêter, il faut prendre au sérieux la promesse de Sarkozy de faire de 2011 une année « utile ». Ensuite, mettre nos espoirs dans une victoire électorale du PS et de ses alliés, confier notre avenir au président du FMI ou à tout autre responsable du PS, c’est à coup sûr préparer de durs et tristes lendemains.
Heureusement, l’automne 2010 a montré une autre voie possible, celle de la lutte collective. Et si nous n’avons pas gagné, si nous n’avons pas réussi à bloquer la loi Woerth-Sarkozy, nous avons vécu un mouvement social exceptionnel par sa durée et sa radicalité. Ce mouvement est prometteur parce qu’il est le signe de la résistance de millions de jeunes et de salariéEs, parce qu’il a posé des questions essentielles pour l’avenir : la grève générale indispensable pour gagner, le partage des richesses, l’illégitimité du pouvoir et la légitimité de la rue.
Alors ce qu’on se souhaite pour 2011 : continuer ensemble ce qu’on a commencé en 2010, ne rien lâcher pour pouvoir tout changer !
Christine Poupin

L’Intifada tunisienne

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À la suite de l’immolation par le feu d’un jeune chômeur le 17 décembre, se déroule en Tunisie la révolte la plus importante depuis les « émeutes du pain » de 1984.
L’Intifada tunisienne est née dans un contexte de paupérisation de la population et de chômage de la jeunesse, notamment diplômée.
Face à cela, une première réaction a été la fuite dans l’émigration, et pour des destinations qui en disent long, l’Algérie étant devenue pour certaines populations frontalières une terre d’exil économique. Une seconde conséquence a été le suicide de jeunes chômeurs dont plusieurs par immolation (onze suicides de chômeurs pour la seule ville de Bousalem en 2010). Une troisième en a été une remontée des luttes ouvrières, avec un pic de grèves en mars dernier et des révoltes pour l’emploi et contre le chômage. Ces dernières ont notamment secoué de janvier à juin 2008 la région du bassin minier de Gafsa-Redeyef et, en 2010, la ville de La Skhira ainsi que la région de Ben Guerdane.
Dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, une région agricole, les paysans de Regueb ont les premiers occupé les terres dont ils étaient menacés d’être chassés en juin dernier par les banques. Regueb, d’où vient la famille du jeune Bouazizi dont l’immolation, le 17 décembre, a été l’étincelle qui a mis le feu à la Tunisie.
Le mouvement est parti du centre du pays, mais actuellement la population manifeste partout spontanément pour l’emploi. Y participent de nombreux diplômés chômeurs et des syndicalistes. Le mouvement s’est élargi aux avocats, catégorie en pointe dans la lutte contre la dictature, et la reprise des cours devrait permettre l’entrée en lutte des lycéens et des étudiants, promis au chômage. Les manifestants réclament des emplois. Ils dénoncent la corruption, le parti au pouvoir, la « Trabelsia », c’est-à-dire la famille au pouvoir qui a pillé la richesse du pays. Ils exigent le départ de Ben Ali, président depuis 23 ans. Des locaux honnis sont attaqués, mis à sac ou incendiés : police, garde nationale, stèles érigées à la gloire de la dictature, locaux des chefs-lieux de délégations.
La réponse du pouvoir est la même depuis 23 ans : déploiement policier, arrestations, torture, procès et agressions physiques, notamment des journalistes et des avocats voulant briser l’omerta. Mais la révolte spontanée s’est transformée en résistance. Trois semaines après le déclenchement du mouvement, les populations continuent de descendre dans la rue, malgré les morts, les blessés et l’état de siège et en dépit de la faiblesse, voire de l’inexistence de l’auto-organisation.
La seule force qui maille le pays, faute d’opposition en capacité de le faire, est l’UGTT, la centrale syndicale unique. On retrouve en pointe dans les mobilisations les mêmes fédérations que celles qui avaient pleinement soutenu les inculpés de Gafsa-Redeyef : enseignement, poste et télécommunications, certains secteurs de la santé, etc. Nombre d’unions locales et régionales soutiennent la population, mais ne l’organisent pas, comme l’avaient fait en 2008 les syndicalistes et les militants de Redeyef, permettant au mouvement d’être centralisé dans cette région, afin de se construire dans la durée. Reste à déplorer l’attitude de la direction confédérale de l’UGTT qui s’est désolidarisée officiellement de mobilisations organisées par certaines de ses structures et des slogans hostiles au régime qui y étaient scandés.
Ben Ali sait qu’il peut compter sur les puissances impérialistes. Pour sa part, le NPA est pleinement engagé dans l’élargissement du mouvement de solidarité qui s’est déjà manifesté à Paris, Londres, Genève, Montréal, Berne, Bonn, Munich et au Caire.
Corinne Quentin